Interview de Jean-Marie Colombel, tête de liste Bien Vivre à Damgan, pour l’élection municipale 2026 à Damgan dans le Morbihan.
Démocratie locale
Conseiller municipal d’opposition depuis six ans, Jean-Marie Colombel fait de la vie démocratique locale une priorité s’il est élu maire. Son expérience dans la minorité l’a convaincu de renforcer la transparence, la circulation de l’information et la participation des habitants.
Il souhaite notamment :
- Respecter et associer la minorité municipale, avec transmission systématique des comptes rendus du bureau municipal à tous les élus.
- Mettre en place des élus référents par quartier, pour créer un lien direct et régulier entre habitants et représentants.
- Créer des conseils de quartier, adaptés aux spécificités des trois entités de la commune (Damgan, Carvoyal, Penerf).
- Instaurer un budget participatif par quartier, afin de permettre aux habitants de porter des projets concrets tout en découvrant les contraintes de l’action publique.
- Organiser des réunions de proximité sous forme de déambulations par quartier, plutôt que de grandes réunions publiques où seuls quelques habitants prennent la parole.
L’objectif affiché est double : rapprocher les élus des citoyens et favoriser une meilleure compréhension mutuelle des réalités locales.
Parrainage présidentiel
Concernant le parrainage à l’élection présidentielle, Jean-Marie Colombel adopte une position prudente.
S’il reconnaît que le parrainage n’est pas un soutien politique mais un acte permettant le pluralisme démocratique, il estime que cette distinction est mal comprise par une partie des citoyens. Dans un contexte de défiance envers la politique nationale, il craint qu’un parrainage soit perçu localement comme un engagement partisan.
À ce stade, il indique donc :
- Être plutôt favorable à ne pas accorder de parrainage, comme l’a fait le maire sortant.
- Ne pas envisager une décision collégiale avec son équipe municipale.
- Assumer, le cas échéant, une décision prise en son nom propre, mais en mesurant ses répercussions locales.
Sa priorité à l’heure actuelle reste d’éviter toute confusion politique au niveau communal, même s’il reconnaît le rôle institutionnel du maire dans le processus de parrainage.
