Interview de Didier Guyon, tête de liste Sainte-Marie autrement 2026 pour les élections municipales 2026 à Sainte-Marie-de-Ré.
Démocratie locale
Didier Guyon défend un projet fortement orienté vers la participation citoyenne. Déjà présente en 2020, l’équipe se représente avec un programme renouvelé, adapté aux enjeux actuels de la commune.
Le cœur de leur projet consiste à redonner davantage de place à la parole des habitants, qu’ils estiment aujourd’hui insuffisamment prise en compte. L’objectif est d’installer des mécanismes concrets de participation dans la vie municipale.
Parmi les mesures envisagées :
- Organisation d’une ou deux journées de référendum local par an, inspirées en partie du modèle suisse, où les habitants pourraient voter sur plusieurs questions concernant la commune.
- Engagement politique des élus à suivre les résultats de ces consultations citoyennes.
- Prise en compte des pétitions d’habitants, afin que les initiatives citoyennes puissent être discutées par la municipalité.
- Ouverture du conseil municipal aux habitants, avec la possibilité de poser des questions ou d’intervenir en fin de séance.
L’idée générale est de favoriser une démocratie locale plus participative, tout en restant dans le cadre institutionnel français.
Parrainage présidentiel
Interrogé sur la question du parrainage des candidats à l’élection présidentielle, Didier Guyon explique y avoir réfléchi à titre personnel, même si le sujet n’a pas encore été débattu collectivement dans son équipe, davantage centrée sur les enjeux locaux.
S’il devient maire, il indique toutefois qu’il ne resterait pas sans parrainer un candidat, contrairement à de nombreux maires qui choisissent de ne pas utiliser cette prérogative.
Sa position repose sur plusieurs principes :
- Une décision collective : le choix du parrainage serait discuté et décidé avec l’ensemble de la majorité municipale.
- Une logique démocratique plutôt que partisane : le parrainage pourrait être accordé pour permettre à un candidat représentatif d’accéder au débat présidentiel, même sans proximité politique forte.
- Un choix plutôt en fin de période de collecte, afin d’identifier les candidats risquant de manquer de signatures.
- Des lignes rouges politiques, notamment l’exclusion de candidats ou partis qui alimenteraient des discours de haine.
Pour lui, le parrainage doit avant tout être envisagé comme une contribution au bon fonctionnement du débat démocratique national, et non uniquement comme un soutien partisan.
