Interview de Gilles Catherin, tête de liste Saint Genis Pouilly notre commune,notre avenir pour l’élection municipale 2026 à Saint-Genis-Pouilly dans l’Ain. Gilles Catherin était précédemment adjoint à la culture, dans l’équipe sortante.
Démocratie locale
Gilles Catherin explique que sa démarche repose sur une vision très démocratique de la vie municipale. Ancien adjoint à la culture pendant deux mandats, il insiste sur l’importance du rôle social des élus et sur la nécessité de mieux associer les habitants aux décisions locales.
Selon lui, le système électoral municipal français limite la représentation démocratique : la liste gagnante obtient une large majorité de sièges même avec un faible écart de voix, ce qui réduit fortement le rôle de l’opposition. Il admire à ce titre le modèle suisse, fondé sur la recherche du compromis et la représentation proportionnelle des différentes sensibilités.
Pour renforcer la place des citoyens, son programme prévoit plusieurs outils :
- Changement de gouvernance municipale, avec un maire moins centralisateur et davantage de délégations aux adjoints.
- Information systématique des habitants sur les projets importants.
- Réunions publiques régulières pour débattre des grandes orientations de la commune.
- Commissions élargies et tables rondes associant habitants et experts.
- Votations ou consultations locales sur certains projets concrets.
Il donne plusieurs exemples :
- Sur la sécurité et les rondes de nuit de la police municipale, un débat public serait organisé pour discuter notamment de la question de l’armement.
- Sur les aménagements cyclables, une votation pourrait permettre aux habitants de trancher entre différentes options d’aménagement.
Pour lui, la démocratie locale doit reposer sur le débat, l’information et la recherche collective de solutions adaptées au quotidien des habitants.
Parrainage présidentiel
Concernant la question du parrainage d’un candidat à l’élection présidentielle, Gill Catherin explique qu’il prendrait sa décision en fonction de la crédibilité du candidat et de son programme.
Il insiste surtout sur un critère central : la capacité du candidat à comprendre et défendre les problématiques locales. Il estime en effet que la politique nationale est aujourd’hui trop déconnectée des réalités du terrain.
Parmi les enjeux qu’il considère prioritaires :
- le manque de médecins dans certains territoires,
- les questions de sécurité et de tranquillité publique,
- la baisse des moyens de l’État pour les collectivités locales,
- le transfert croissant de responsabilités vers les communes sans ressources supplémentaires.
Dans ce contexte, il affirme qu’il soutiendrait plutôt un candidat capable de maintenir un lien réel avec les territoires et de prendre en compte les besoins concrets des communes et de leurs habitants.
